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Faut-il encore prendre du risque pour faire travailler son épargne en 2026 ?

Faut-il encore prendre du risque pour faire travailler son épargne en 2026 ?

Dans un environnement économique incertain, les décisions d’investissement deviennent plus complexes. Entre volatilité des marchés, évolution des taux et transformations géopolitiques, il est tentant d’adopter des positions extrêmes : tout sécuriser… ou tout risquer.
Pourtant, la performance d’un patrimoine repose rarement sur ces choix radicaux, mais plutôt sur une allocation réfléchie, diversifiée et adaptée à l’horizon de chaque investisseur.

Comment construire aujourd’hui une épargne capable de résister aux turbulences tout en conservant un potentiel de rendement ? C’est ce que nous vous proposons d’explorer.

Article co-signé par Romain Noirault, Président et Mehdi Lyamouri, Responsable ingénierie financière chez Equitim.

1. Quels enjeux dans un environnement économique et financier en perpétuelle mutation ?

Le monde économique évolue rapidement. Entre tensions géopolitiques, crises sanitaires, mutations technologiques et décisions politiques, les marchés financiers sont régulièrement soumis à des turbulences. Cette instabilité nourrit un climat d’incertitude qui influence profondément le comportement des investisseurs.

Face à ce contexte, beaucoup ont tendance à suivre les tendances du moment : acheter lorsque les marchés progressent fortement, vendre dès que les premiers signes de baisse apparaissent. Ces réactions s’expliquent par des biais cognitifs bien connus. Lorsque le prix de certains actifs, comme l’or ou le bitcoin, s’envole, la peur de « rater une opportunité » pousse à investir sans réelle analyse préalable.

À l’inverse, au moindre ralentissement économique ou boursier, l’inquiétude prend le dessus et entraîne des ventes parfois précipitées. Or, ces décisions émotionnelles peuvent s’avérer pénalisantes et nuire à la performance d’un portefeuille sur le long terme.

Dans cet environnement mouvant, l’enjeu principal pour l’investisseur reste d’adopter une stratégie claire, en adéquation avec ses objectifs et sa situation personnelle, puis de s’y tenir. Une approche rationnelle, fondée sur l’analyse, la méthode et la régularité, s’avère généralement plus efficace qu’une gestion dictée par l’instinct ou la panique.

2. Pourquoi le « tout actions » ou le « tout sans risque » est souvent caricatural

Investir exclusivement en actions peut offrir des perspectives de rendement attractives, mais expose fortement aux fluctuations des marchés. À l’inverse, concentrer son épargne sur des supports considérés comme très sécurisés limite fortement le potentiel de performance, notamment en période d’inflation.

La théorie moderne du portefeuille, développée notamment par Harry Markowitz, repose sur un principe fondamental : la diversification permet de réduire le risque global d’un portefeuille sans nécessairement sacrifier le rendement attendu.

Concrètement, cela implique de répartir son épargne entre différents types d’actifs, secteurs économiques et zones géographiques. Ainsi, lorsqu’un marché traverse une phase défavorable, d’autres segments peuvent prendre le relais et amortir les pertes.

Dans un contexte économique incertain, cette approche équilibrée apparaît souvent plus pertinente que des stratégies extrêmes, exclusivement orientées vers le risque ou, au contraire, vers une sécurité absolue.

📌 A lire aussi : « Pourquoi la souplesse des produits structurés séduit de plus en plus d’investisseurs ? »

3. L’importance de la durée et de l’horizon d’investissement

Avant toute décision d’investissement, il est essentiel de définir son horizon de placement, c’est-à-dire la durée pendant laquelle les fonds peuvent être immobilisés sans contrainte.

Les placements à court ou moyen terme exigent généralement davantage de prudence, car les marchés peuvent évoluer rapidement et de manière imprévisible. À l’inverse, sur un horizon long et du fait de la cyclicité de notre économie, les fluctuations ont tendance à s’atténuer, ce qui permet d’envisager une prise de risque plus dynamique.

Certains produits financiers offrent la possibilité de définir dès l’origine une durée moyenne d’investissement ainsi que des conditions de sortie claires. Cette visibilité constitue un élément rassurant pour de nombreux épargnants.

Dans l’univers des actions, des horizons de deux à trois ans permettent souvent de capter des phases de marché favorables tout en limitant une exposition excessive. Pour les produits liés aux taux d’intérêt, des durées plus longues peuvent être nécessaires afin d’intégrer certains mécanismes de protection.

L’objectif demeure inchangé : trouver le bon équilibre entre rentabilité, sécurité et disponibilité des fonds.

4. Comment structurer une épargne plus équilibrée ?

Construire une épargne solide repose sur la combinaison de plusieurs moteurs de performance. Dans ce cadre, les produits structurés sont fréquemment présentés comme des outils permettant de concilier ces différents objectifs.

Ils associent généralement un potentiel de rendement à des mécanismes de protection définis à l’avance. L’investisseur peut ainsi sélectionner un niveau de risque correspondant à sa sensibilité et à ses objectifs.

Ces solutions offrent également une grande flexibilité, avec des expositions possibles à différents pays, secteurs, classes d’actifs ou durées. Elles permettent d’adapter son portefeuille à ses convictions de marché tout en encadrant les pertes potentielles.

Dans un contexte de volatilité élevée, ces produits peuvent offrir des points d’entrée plus attractifs et être conçus pour fonctionner même en l’absence de tendance marquée sur les marchés. Leur complexité implique toutefois une bonne compréhension des mécanismes avant toute décision d’investissement.

📌 A lire aussi : « Comment construire votre portefeuille d’investissement selon votre profil de risque ? »

5. Comment certaines solutions intermédiaires permettent d’arbitrer intelligemment ?

La trajectoire des politiques monétaires offre aujourd’hui une visibilité plus nette que par le passé, principalement car le reflux de l’inflation en zone euro, désormais passée sous le seuil cible des 2 %, donne à la BCE une marge de manœuvre plus prévisible. Si la BCE et la Fed maintiennent pour l’instant un statu quo, la pression s’intensifie. En Europe, avec une croissance potentielle proche de 1,20 %, les données économiques plaident pour une baisse des taux. Aux États-Unis, l’administration Trump exerce une pression croissante sur Jerome Powell – et potentiellement sur son successeur Kevin Warsh – pour assouplir la politique monétaire. Cette divergence possible pose question : si la Fed baisse ses taux alors que la BCE temporise, l’Euro risquerait de se renchérir, une pression supplémentaire que l’économie européenne n’a peut-être pas les moyens de supporter.

Dans ce cadre, le CMS 2 ans, très corrélé aux taux directeurs, reste un indicateur clé. Les produits structurés peuvent ici s’envisager comme des outils de précision pour figer des conditions de rendement sur ces maturités courtes. Parallèlement, le paysage des taux longs s’est complexifié en 2025. La guerre commerciale initiée par Washington a réveillé certains risques inflationnistes, tandis que les vastes plans d’investissement allemands dans la défense et les infrastructures ont poussé les taux souverains à la hausse.

Concernant l’OAT française, le spread avec le Bund allemand s’est stabilisé autour de 70 bps après avoir flirté avec les 90 bps. Si les investisseurs exigent une prime de risque liée aux incertitudes budgétaires, le succès des dernières adjudications prouve que la confiance des institutionnels demeure. Selon nous, le risque de crédit reste très limité. Un scénario où l’OAT 10 ans repasserait sous les 3 % est envisageable, à condition que la France regagne en crédibilité budgétaire et que la BCE intervienne de manière plus agressive sur ses taux. En cas de dérive excessive d’un titre souverain, la BCE conserve d’ailleurs sa capacité de soutien pour assurer la stabilité de la zone, le cap des 1 % de spread nous semblant être une limite majeure.

Sur les marchés actions, cette complexité macroéconomique impose une sélectivité rigoureuse. Si les semi-conducteurs conservent leurs fondamentaux, des opportunités pourraient émerger dans le luxe ou les thématiques de souveraineté nationale, bien que ces segments restent sensibles à la volatilité. Plutôt qu’une exposition directe, les solutions intermédiaires avec protection conditionnelle permettent de participer au potentiel de hausse sans subir la pleine mesure des corrections. In fine, la performance repose sur une diversification disciplinée, capable de combiner ces stratégies pour réduire la dépendance à un seul scénario de marché.

 

Dans un environnement financier marqué par l’incertitude, la solidité d’une stratégie d’investissement repose avant tout sur sa cohérence globale. Diversification, horizon de placement et sélection d’outils adaptés restent aujourd’hui les véritables leviers pour construire une épargne capable de traverser les cycles économiques. Certaines solutions intermédiaires peuvent ainsi compléter utilement une allocation patrimoniale, à condition d’être intégrées dans une réflexion d’ensemble et adaptées à votre situation personnelle.

Si vous souhaitez échanger sur la manière dont ces approches peuvent s’inscrire dans votre stratégie d’investissement, vous pouvez nous contacter via le formulaire ci-dessous. Nous reviendrons vers vous afin d’en discuter en fonction de vos objectifs et de votre horizon patrimonial.

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