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Pourquoi est-il judicieux d’allier PER et Assurance-vie ?

Pourquoi est-il judicieux d’allier PER et Assurance-vie ?

Bon nombre d’épargnants ne savent pas quelle enveloppe fiscale choisir. Faut-il souscrire un contrat d’assurance-vie ? Ou est-il plutôt préférable d’ouvrir un PERIN ? Et si on vous disait que l’une des meilleures stratégies patrimoniales serait d’ouvrir les deux ? Effectivement, ils se complètent parfaitement et nous allons vous expliquer tout de suite pourquoi.

LE CONTRAT D’ASSURANCE-VIE, PARFAIT POUR UN COMPLÉMENT DE REVENU !

Le Plan Épargne Retraite Individuel (PERIN) est un outil de défiscalisation créé en 2019 par la Loi Pacte. Il est, à la base, destiné à vous constituer un complément de revenu pour la retraite. Pourtant, pour cet objectif, en tant que Conseiller en Gestion de Patrimoine, ce n’est pas vers le PERIN que nous vous dirigerions, mais plutôt vers le contrat d’assurance-vie. Ah bon me direz-vous ? Eh oui, car fiscalement, il est bien plus intéressant au moment de la sortie du capital.

| Une différence notable en matière de fiscalité

Imaginons qu’à 65 ans, au moment de votre retraite, vous souhaitiez sortir 10 000 € par an de votre épargne afin de compléter vos revenus.

Le PER permet de déduire vos versements de votre revenu imposable chaque année(1). En contrepartie, la fiscalité s’applique à la sortie selon deux régimes distincts. Le capital correspondant aux versements déduits est imposé à l’impôt sur le revenu, selon votre tranche marginale d’imposition au moment de la retraite. La plus-value générée, elle, est soumise à la flat tax à 31,4 % (hausse des prélèvements sociaux depuis la loi de finances 2026). En supposant une TMI de 30 % à la retraite, et en admettant que sur 10 000 € retirés, 8 000 € correspondent au capital et 2 000 € à la plus-value, le calcul donne : 2 400 € d’impôt sur le capital et 628 € sur la plus-value, soit 3 028 € prélevés au total. Au lieu de 10 000 €, vous ne percevez donc que 6 972 €. Votre complément mensuel passe de 833 € à 581 €, soit 252 € de moins chaque mois.

Avec un contrat d’assurance-vie, la fiscalité en cas de sortie est bien plus douce. Après 8 ans de détention, deux avantages s’appliquent sur vos plus-values. D’abord un abattement annuel : 9 200 € si vous êtes marié ou pacsé, 4 600 € si vous êtes célibataire. Ensuite, si votre plus-value dépasse cet abattement, un taux réduit de 7,5 % d’impôt sur le revenu s’applique, auquel s’ajoutent 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 24,7 % au total(2). Prenons un exemple concret. Sur un retrait de 10 000 €, dont 2 000 € de plus-value, cette plus-value est intégralement couverte par l’abattement annuel, même pour un célibataire. Vous ne payez donc que les prélèvements sociaux à 17,2 % sur ces 2 000 €, soit 344 €. Bien moins qu’avec un PER.

→ Investissement : exemples de portefeuilles en fonction de votre profil de risque

LE PERIN, UN OUTIL TRÈS UTILE, MAIS PAS POUR LES RAISONS QUE VOUS CROYEZ !

Comme nous vous l’avons dit précédemment, le PER n’est pas forcément le produit idéal pour vous constituer un complément de revenu. Il procure par contre un avantage imbattable en matière de protection du conjoint (ou du partenaire pacsé).

| Des versements déductibles qui peuvent être totalement exonérés au moment du décès

Pour rappel, avec le PER, vous pouvez choisir de déduire de votre revenu chacun de vos versements volontaires. Ils ne seront imposés qu’au moment de la sortie. En capitalisant votre épargne sur un PERIN sans retirer les fonds, vous pouvez donc développer un capital non négligeable tout en déduisant vos impôts de manière très lucrative ! Avec l’accompagnement d’un Conseiller en Gestion de Patrimoine (CGP), vous pouvez vous constituer une très belle somme au fil des années !

Mais ce n’est pas tout ! En cas de décès et grâce à la loi TEPA de 2007 (article 796-0 bis du CGI), votre conjoint survivant bénéficierait d’une protection accrue s’il est désigné comme bénéficiaire sur votre PERIN. Effectivement, il serait alors totalement exonéré d’impôt. Et encore mieux ! Si ce dernier a également ouvert un PERIN en son nom, il pourra alors débloquer l’épargne cumulée.

La totalité du capital permettrait à votre conjoint de palier aux difficultés que peuvent engendrer votre décès, comme le fait de se retrouver seul du jour au lendemain à devoir payer des factures normalement communes.

→ Comment dynamiser votre capital sans effort d’épargne ?

POUR RÉSUMER, POURQUOI ALLIER PERIN ET ASSURANCE-VIE ?

Le PERIN va vous permettre de capitaliser tout au long de votre vie tout en réduisant vos impôts, et de protéger votre conjoint en cas de décès.

Quant au contrat d’assurance-vie, il vous permettra d’obtenir un complément de revenu faiblement fiscalisé. Il protégera également votre conjoint si vous le désignez bénéficiaire, voire même vos enfants ! Eh oui, les bénéficiaires peuvent être multiples 😊 !

Cumuler ces deux formidables outils est vraiment pertinent, car cela répond à une multitude d’objectifs. 

N’oubliez pas que chaque accompagnement doit se faire sur-mesure. Pourquoi ? Parce que vous n’aurez pas les mêmes objectifs et la même vie que votre voisin et que votre effort d’épargne ne sera pas forcément le même. Avant de prendre une décision concernant le développement de votre patrimoine, il est donc important de vous tourner vers un professionnel objectif, qui saura prendre en compte la globalité de votre situation actuelle.

 

Si vous souhaitez être accompagné dans le développement de votre patrimoine, n’hésitez pas à nous contacter via le formulaire de contact ci-dessous. L’un de nos CGP le plus proche de chez vous vous recontactera dans les plus brefs délais !

 


(1) 10 % des revenus professionnels de l’année précédente (nets de cotisations sociales et de frais professionnels)​, dans la limite de 8 fois le Plafond Annuel de la Sécurité Sociale (PASS) de l’année N-1. Le PASS 2025 est de 47 100 €. Si vous êtes Travailleur Non Salarié (TNS), la réduction est plus avantageuse. Contactez-nous pour plus de détail.

(2) Le taux réduit de 7,5 % s’applique sur les plus-values issues de primes versées à partir du 27 septembre 2017, dans la limite de 150 000 € de primes versées tous contrats confondus. Au-delà, le taux d’IR passe à 12,8 %, auxquels s’ajoutent les 17,2 % de prélèvements sociaux, soit 30 % au total. L’abattement annuel s’applique dans les deux cas.

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