Le retour en grâce de la classe d’actifs obligataire !

Le retour en grâce de la classe d'actifs obligataire !

Longtemps reléguée aux seuls investisseurs institutionnels (notamment pour des raisons réglementaires), la classe d’actifs obligataire signe un retour en grâce au sein des allocations et constitue actuellement une vraie alternative aux marchés actions. Les rendements offerts sur l’obligataire ont, en effet, connu un net regain depuis fin 2021 sous le coup (i) de l’augmentation des taux d’intérêts dans le sillage du violent resserrement monétaire des banques centrales pour lutter contre l’inflation et (ii) la hausse généralisée des primes de risque des émetteurs qui ont subi, coup sur coup, covid, guerre en Ukraine, inflation et, maintenant, ralentissement de la croissance.

Sur le segment du High Yield (obligations les moins bien notées), le taux de rendement moyen s’affiche désormais aux alentours de 8 %, contre seulement 3,5 % début 2022. Sur l’Investment Grade (obligations les mieux notées), on atteint dorénavant un taux de rendement moyen de 4,5 % quand il était proche de 0, voire négatif, il y a encore quelques mois. La classe d’actif retrouve donc son principal atout, disparu avec l’ère des taux négatifs, le portage ! 

Un point d’entrée très intéressant en ce moment

Le point d’entrée est d’autant plus intéressant aujourd’hui que le resserrement monétaire est proche de la fin, atténuant ainsi la pression haussière sur les taux d’intérêt et la forte volatilité qui l’accompagne. L’appétit des investisseurs pour des obligations à duration longue s’accroît, ce qui est signe que l’accalmie sur les taux se rapproche.

En effet, le cycle de désinflation est en marche à un rythme modéré et permet ainsi aux banques centrales d’envisager une pause. La question portera désormais sur la durée de cette pause avant que les premières baisses de taux soient actées.

À ce stade, si certains les prévoient dès cette année du côté de la banque centrale américaine, la probabilité demeure tout de même assez faible au vu du long chemin qu’il reste à parcourir pour atteindre la cible des 2 % d’inflation.

Des performances au rendez-vous depuis le début d’année !

| Une belle performance pour les obligations High Yield européennes

Comme beaucoup l’avaient prophétisé, 2023 pourrait donc être l’année de la revanche pour le segment obligataire. Il est vrai que, depuis le début de l’année, les performances sont au rendez-vous pour la majorité des sous-segments du marché, avec notamment une belle performance des obligations High Yield européennes : +4.1 % à fin mai (indice Iboxx).

L’environnement a été, et demeure encore porteur. Les derniers résultats des entreprises sont rassurants et les récentes publications économiques ne laissent pas encore entrevoir de récession marquée (du moins à ce stade). La croissance économique ne cesse de surprendre par sa résilience, soutenue par l’activité dans les services qui tient relativement bien. Le récent stress bancaire et le sauvetage de Credit Suisse ont entrainé une forte aversion au risque en mars, mais celle-ci n’a été que temporaire et la contagion à l’ensemble du marché obligataire a été très limitée. Le cas Credit Suisse est une situation isolée et identifiée de longue date. La panique qui s’en est suivie sur les banques européennes, et plus particulièrement sur la classe d’actifs des AT1 (obligation bancaire les plus subordonnées), était exagérée et les AT1 ont d’ailleurs depuis fortement rebondi.

Ces bonnes performances ont contribué à restaurer la confiance des investisseurs dans la classe d’actifs obligataire, à l’image de la collecte significative sur l’Investment Grade et des carnets d’ordres souvent sursouscrits sur le marché primaire, et ce, malgré une importante vague d’émissions.

| Des investisseurs pourtant craintifs

Pourtant, les flux sur le High Yield ont été plus décevants. Les investisseurs se montrent craintifs vis-à-vis du risque de récession et de la hausse des coûts de financement. Il faut cependant noter qu’il n’y a pas, en Europe, de mur de dette à court terme pour les émetteurs High Yield qui ont largement pu refinancer leurs dettes lorsque les taux étaient structurellement bas.

L’accès au marché primaire ne leur est d’ailleurs pas fermé, comme en témoigne le succès des récentes émissions. Si les taux de défaut estimés par les agences sont en hausse, ceux-ci demeurent modérés, à l’image de S&P qui anticipe un taux de défaut pour le High Yield européen de 3.6 % en 2024, bien loin des 10 % observés lors de la récession de 2008/2010.

Il était cependant resté plus mesuré en 2011/2012 aux environs de 4 %. Récession n’est donc pas forcément synonyme de cascade de défauts. D’autant plus que les fondamentaux des sociétés sont aujourd’hui plus rassurants que par le passé, avec des bilans globalement assainis. Les obligations High Yield offrent ainsi de nombreuses opportunités sous réserve d’avoir un portefeuille diversifié (nombre d’émetteurs, secteurs…) et de rester très sélectifs sur les noms.

Rendement Sélection 2027, un fonds à échéance idéal dans le contexte actuel

Dans ce contexte, les stratégies de portage (c’est-à-dire conserver des obligations jusqu’à leur échéance) prennent tout leur sens afin de capturer le rendement actuel sur une période donnée. Pour saisir cette opportunité, la société de gestion Auris Gestion a d’ailleurs récemment lancé un fonds à échéance : Rendement Sélection 2027 dont la période de souscription se termine fin août 2023 (prorogeable une fois de 3 mois).

Le fonds vise une performance nette annualisée cible supérieure à 5 %(1), tout en étant investi sur un portefeuille jugé assez défensif comparé aux autres fonds à échéance sur le marché. Cette approche défensive se base sur plusieurs axes d’investissement :

  • (i) un minimum de 50% investi en obligations Investment Grade ;
  • (ii) une forte diversification avec 50 lignes minimum ;
  • (iii) aucune signature de notation inférieure à B- ;
  • (iv) aucune obligation perpétuelle afin d’éviter le risque d’extension qui est significatif actuellement. Le fonds n’était ainsi pas exposé aux obligations AT1 de Credit Suisse.

Enfin, il est important de souligner que le positionnement sur l’Investment Grade permet de renforcer considérablement la profondeur de l’univers d’investissement du fonds Rendement Sélection 2027 et d’optimiser au mieux le couple rendement/risque du fonds. Auris Gestion pofite ainsi de la prime actuelle sur ce segment et réduit dans le même temps le risque crédit du fonds.

Si vous souhaitez en savoir davantage sur le fonds à échéance Rendement Sélection 2027, n’hésitez pas à nous contacter via le formulaire ci-dessous. Nous vous recontacterons dans les plus brefs délais !


(1) Le fonds n’offre aucune garantie de rendement ou de performance et présente un risque de perte en capital. 

Article rédigé par Thomas Giudici (Responsable de la gestion obligataire d’Auris Gestion) et Romane Ballin (gérante obligataire d’Auris Gestion).

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