Lien Facebook Lien Twitter Lien LinkedIn Lien Instragram

Expatriés : comment optimiser vos placements en France sans mauvaise surprise fiscale ?

Expatriés : comment optimiser vos placements en France sans mauvaise surprise fiscale ?

S’expatrier, c’est changer de cadre de vie, de rythme et de priorités.
Côté patrimoine pourtant, beaucoup gardent les mêmes réflexes. En rendez-vous, une phrase revient très souvent : « J’ai gardé mes placements en France. Je n’y ai pas touché depuis mon départ… mais je ne sais plus vraiment si c’est adapté. »

Ce flou est très courant. Partir vivre à l’étranger peut modifier le cadre fiscal applicable, parfois sans que l’on s’en rende compte immédiatement. Les contrats continuent de fonctionner, les loyers arrivent, les versements programmés se font “comme avant”… jusqu’au jour où l’on réalise que le décor a changé.

Structurer son année patrimoniale, quand on va devenir expatrié ou qu’on l’est déjà depuis plusieurs années, commence souvent par une chose simple : faire le point, même lorsque rien ne semble avoir bougé.


🔍 Ce que change l’expatriation sur vos placements français, l’essentiel en 20 secondes

Quand on change de pays, on change aussi, le plus souvent, de résidence fiscale. Cela n’implique pas de fermer ses placements en France. En revanche, la façon dont ils sont imposés et dont on pourra les utiliser plus tard n’est plus tout à fait la même. Un contrat d’assurance-vie, un appartement loué, un portefeuille financier peuvent rester pertinents, mais ils doivent être relus à la lumière du nouveau contexte.

L’enjeu est limité en apparence : il s’agit surtout de s’assurer que les choix faits avant ou après le départ restent cohérents avec la situation actuelle… et avec les projets à venir.


Expatriation : quand le patrimoine continue par habitude

Environ 1,7 million de Français sont aujourd’hui inscrits au registre consulaire, et la réalité est sans doute plus large. Beaucoup conservent des placements en France : un compte, une assurance-vie, parfois un appartement mis en location.

Très souvent, ces placements ne sont pas réellement questionnés au moment du départ. Par habitude. Par manque de temps. Ou simplement parce que tout semble fonctionner.

Parfois, rien ne change. Et parfois, le cadre évolue sans que cela soit immédiatement perceptible. Le problème n’apparaît pas tout de suite. Il se révèle plus tard, au moment d’un rachat, d’une vente, d’un retour en France ou d’une transmission.

| Le cas de Julien

Julien, 47 ans, s’apprête à partir travailler en Asie pour quelques années. Avant son départ, il consulte l’un de nos Conseillers en Gestion de Patrimoine (CGP) pour faire le point. Son premier réflexe est de ne rien changer : conserver son assurance-vie française, continuer de l’alimenter, et mettre son appartement en location. Sur le moment, tout paraît simple.

👉 Le point clé identifié lors de l’accompagnement

En vivant à l’étranger, la fiscalité applicable à ses placements dépendra avant tout du pays dans lequel il résidera au moment où il utilisera son argent : rachat, vente ou retour en France. Sans préparation, certaines décisions prises pendant l’expatriation peuvent entraîner une fiscalité moins favorable, difficile à corriger ensuite.

Côté immobilier par exemple, les loyers restent imposables en France, selon des règles spécifiques aux non-résidents. Une fois les impôts et prélèvements intégrés, la rentabilité réelle du bien est sensiblement différente de celle que Julien imaginait.

En accompagnant Julien, l’un de nos conseillers a confronté ses estimations « d’avant départ » à la réalité du statut de non-résident, puis résumé l’essentiel dans un comparatif simple entre un résident français et un expatrié.

📌 A lire aussi : « Expatriés : préparez aujourd’hui la transmission de demain »

Comparatif fiscal général

Catégorie Résident fiscale français Non-résident fiscal (France)
Revenus fonciers (loyers) Barème progressif de l’IR + prélèvements sociaux(1) Taux minimum de 20 % (30 % au-delà d’un seuil), sauf option pour le taux moyen + prélèvements sociaux(2)
Plus-value immobilière (revente) 19 % d’IR + prélèvements sociaux(1) (abattements selon durée de détention)

19 % d’IR + prélèvements sociaux(2) (abattements selon durée de détention)

Assurance-vie (gains au rachat)

PFU : 12,8 % IR + prélèvements sociaux(1) (ou barème sur option)

En principe pas de prélèvements sociaux français(3)

 

Ce comparatif a permis à Julien de comprendre en quelques secondes ce qui changeait réellement, et d’identifier les ajustements utiles avant de figer une stratégie par habitude.

Le Conseiller a ensuite réalisé une simulation des loyers nets après impôt et vérifié l’impact d’un futur rachat d’assurance-vie depuis l’Asie, ce qui a conduit à ajuster les versements et le mode de gestion du bien.

🔔 Bon à savoir 

La France a signé plus d’une centaine de conventions fiscales internationales, accessibles sur impots.gouv.fr : elles évitent la double imposition, sans garantir l’adéquation des choix patrimoniaux.

📌 A lire aussi : « Je suis expatrié français, comment déclarer mes impôts en France ? »

Expatrié : structurer son patrimoine, même après le départ

On lit souvent ce type d’article en se disant que la réflexion aurait dû être menée avant de partir. C’est mieux, nous vous l’accordons. Mais un bilan patrimonial peut parfaitement se faire à distance, même après plusieurs années d’expatriation. Car, nous le disons régulièrement, il n’est jamais trop tard.

Le début d’année est un moment propice pour reprendre le fil, comprendre sa situation actuelle et ses implications. C’est là que le bilan prend tout son sens : redonner de la cohérence à l’ensemble, sans décisions précipitées. 

Accompagner un expatrié (ou futur expatrié), c’est d’abord lui donner des chiffres qui parlent, comme ceux présentés à Julien. À partir de là, nous pouvons étudier plusieurs leviers : optimiser la fiscalité des revenus français, vérifier l’impact d’un rachat d’assurance-vie depuis le pays d’accueil, ou sécuriser un futur retour en France. 

L’avis de notre expert 

Jean-Baptiste Bois – Associé membre de notre consortium LE CERCLE HUBSYS et fondateur d’Equatus à Luxembourg. 

 

L’analyse partagée par Jean-Baptiste Bois – Associé membre de notre consortium LE CERCLE HUBSYS et fondateur d’Equatus à Luxembourg. 

| Audit patrimonial avant expatriation

Avant une expatriation, il est essentiel de procéder à un audit précis de ses placements financiers. Un changement de résidence fiscale peut modifier la fiscalité applicable, la conformité juridique des placements et, dans certains cas, la possibilité de conserver certains produits.

Dans ce cadre, plusieurs points doivent être examinés avec attention :

  • Déterminer clairement la future résidence fiscale, au regard des critères OCDE (foyer, centre des intérêts économiques, durée de séjour) ;
  • Vérifier l’existence et le contenu de la convention fiscale entre la France et le pays d’accueil, notamment en matière d’imposition des dividendes, intérêts et plus-values, ainsi que les mécanismes d’élimination de la double imposition ;
  • Anticiper le risque de résidence fiscale contestée lors de la première année.

⚠️ Point d’attention : une expatriation mal qualifiée peut entraîner un redressement fiscal.

| L’assurance-vie : un point de vigilance particulier

Les contrats d’assurance-vie français restent juridiquement valables en cas d’expatriation, mais leur traitement fiscal évolue selon le pays de résidence.

Une analyse préalable doit notamment permettre de vérifier :

  • La fiscalité applicable dans le pays d’accueil ;
  • La suppression éventuelle des prélèvements sociaux pour les résidents de l’Union européenne ou de l’Espace économique européen ;
  • Les obligations déclaratives locales ;
  • La fiscalité applicable aux rachats.

Selon la situation, une réflexion peut également être menée sur l’opportunité d’un transfert vers une assurance-vie luxembourgeoise, en raison de sa neutralité fiscale et de sa portabilité internationale.

 

Si ces questions font écho à votre situation, un échange permet souvent d’y voir plus clair. Vous pouvez nous contacter via le formulaire ci-dessous. Votre demande sera transmise au Conseiller en Gestion de Patrimoine du Cercle Hubsys le plus proche.


FAQ – Les questions que vous vous posez quand vous êtes expatrié

1 | Ma situation est simple : est-ce vraiment utile de faire un bilan patrimonial ?

Oui. La majorité des situations sont simples. C’est surtout le changement de cadre qui justifie de faire le point.

2 |Est-ce compliqué de faire le point quand on vit à l’étranger ?

Non. Un bilan patrimonial peut parfaitement se faire à distance. L’enjeu n’est pas la complexité, mais la clarté : comprendre sa situation et ses implications, même lorsque l’on n’est plus physiquement en France.

3 | Puis-je continuer à verser sur mon assurance-vie française pendant l’expatriation ?
Oui, c’est possible dans la plupart des cas. Mais l’intérêt réel dépend du pays de résidence et de la fiscalité applicable au moment du rachat. Une simulation permet de vérifier si ces versements restent cohérents avec vos projets.


(1) Prélèvements sociaux – résidents fiscaux français
Le taux global des prélèvements sociaux sur les revenus du patrimoine est de 17,2 %, pouvant atteindre environ 18,6 % en 2026 selon la nature des revenus et les évolutions législatives. 

(2) Prélèvements sociaux – non-résidents
Les non-résidents peuvent être soumis aux prélèvements sociaux au taux de 17,2 %, ramené à 7,5 % lorsqu’ils sont affiliés à un régime de sécurité sociale d’un État de l’UE, de l’EEE ou de la Suisse, voire nul dans certains cas particuliers selon la situation sociale du contribuable et la jurisprudence applicable. 

(3) Assurance-vie – non-résidents
Les gains issus de contrats d’assurance-vie ne supportent en principe pas de prélèvements sociaux français pour les non-résidents ; l’imposition relève alors principalement de la fiscalité du pays de résidence, conformément à la convention fiscale applicable.

Nous contacter

    Besoin d'un conseil avisé ?


    Vos coordonnés sont uniquement utilisés pour répondre à votre demande. Si toutefois vous souhaitez recevoir la newsletter, n'hésitez pas à cocher la case ci-dessus.
    Vous pourrez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans notre newsletter.
    En savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.

    Attention ! Il est possible que nos mails de retour arrivent dans vos spams. Pensez donc bien à vérifier ce dossier.

    Votre demande a bien été prise en compte. (contact)

    Nous avons bien reçu votre demande de conseil.
    Nous vous recontacterons sous 2 jours pour échanger avec vous sur vos besoins.

    CONTINUER SUR LE SITE

    Abonnez-vous à notre newsletter

      Déjà abonné ? Cliquez-ici.