Lien Facebook Lien Twitter Lien LinkedIn Lien Instragram

Expatrié en 2026 : ce que vous devez anticiper tant que vous êtes encore en France

Expatrié en 2026 : ce que vous devez anticiper tant que vous êtes encore en France

Par Laurent Couturier — Membre associé du Cercle Hubsys 

Laurent Couturier est dirigeant de PFC Patrimoine Finances Conseils, cabinet lyonnais fort de plus de trente ans d’expérience, spécialisé en gestion de patrimoine et protection sociale. Ayant lui-même vécu plus de dix ans à l’étranger, il accompagne ses clients sur les enjeux patrimoniaux liés à la mobilité internationale, avant le départ, pendant l’expatriation, et au retour en France.


Dans le cadre d’une expatriation, certaines décisions patrimoniales gagnent à être anticipées. Non pas parce qu’elles deviennent inutiles une fois à l’étranger, mais parce que leur mise en place peut s’avérer plus complexe, voire restreinte selon le pays de résidence. Ce n’est ni une question de revenus, ni de compétences. C’est une question de cadre. Et ce point est presque systématiquement sous-estimé, alors même qu’il conditionne une partie importante de l’organisation future.

Il n’existe plus vraiment d’expatrié « type »

Entre celui qui part trois ans en mission pour une grande entreprise, celui qui rejoint son conjoint à l’étranger, celui qui travaille à distance depuis Bali, celui qui pensait revenir dans deux ans et celui qui vit toujours au même endroit dix ans plus tard, les situations diffèrent.

De ce fait, les réponses doivent l’être aussi. La durée, le pays, le projet de vie, la situation familiale ou les revenus influencent directement les choix à faire. C’est ce qui fait que deux expatriations ne se préparent jamais tout à fait de la même façon.

Ce qui devient plus difficile une fois parti

Le contrat d’assurance-vie en est peut-être l’exemple le plus concret. Certaines compagnies françaises n’acceptent plus d’ouvrir de contrat lorsque le souscripteur est non-résident, non pas parce que le produit perd de son intérêt, mais parce que le cadre réglementaire devient plus contraignant pour elles.

Or, un contrat français offre un cadre que l’on peut expliquer aujourd’hui, demain, et encore dans dix ans. Ouvrir ce type de contrat avant le départ permet donc de conserver un cadre connu et maîtrisable dans la durée. 

La fiscalité française est par ailleurs suffisamment technique et évolutive pour ne pas y ajouter celle d’un système étranger découvert sur place. De plus, même en maîtrisant la langue du nouveau pays de résidence, le vocabulaire reste technique et les mécanismes parfois difficiles à appréhender. 

Privilégier un point d’appui en France apporte donc un ancrage que l’on comprend à moindre effort, quel que soit l’endroit où l’on se trouve. 

A savoir : L’assurance-vie est l’exemple le plus fréquent, mais elle n’est pas le seul produit concerné. Certains placements, certains contrats ou certains modes de gestion connaissent les mêmes restrictions selon le pays d’accueil.

| Vos placements sont-ils adaptés à votre projet d’expatriation ?

Par ailleurs, un contrat déjà ouvert n’est pas nécessairement un contrat adapté à la période à venir. La durée de l’expatriation, l’accès aux placements, l’objectif (capitaliser ou percevoir des revenus) sont autant de paramètres qui méritent d’être revisités avant le départ. 

| Le contrat d’assurance-vie luxembourgeois, un outil adapté aux expatriés

Pour les patrimoines plus importants, le contrat luxembourgeois peut également être envisagé. Sa portabilité internationale et sa neutralité fiscale en font un outil particulièrement adapté aux parcours d’expatriation longue ou multi-pays.

A lire également : « Couple et patrimoine : mariage, PACS, concubinage…quelles différences en cas de décès ? »

L’immobilier : une gestion à distance ne s’improvise pas

Gérer un bien locatif à distance reste envisageable, à condition d’avoir une organisation claire. Un sinistre, un locataire difficile, ou encore une remise en état. Tout cela prend une dimension différente quand on est à plusieurs fuseaux horaires. 

La question n’est donc pas seulement de savoir si le bien est rentable. C’est aussi de savoir si on veut vraiment s’en occuper depuis l’étranger. 

Selon les situations, plusieurs options existent. Garder le bien en déléguant sa gestion à des relais de confiance sur place, le vendre, ou privilégier des solutions immobilières qui ne nécessitent pas de gestion au quotidien.

Les SCPI, et notamment en démembrement temporaire, sont souvent adaptées à ce contexte. Le principe est simple. On acquiert des parts en nue-propriété, on ne perçoit pas de revenus pendant la durée convenue, et on récupère la pleine propriété à terme, souvent au moment du retour ou à l’approche de la retraite. 

Cela évite toute gestion au quotidien et toute fiscalité à déclarer en France pendant la période, tout en permettant de constituer un capital.

A lire également : « Cas pratique : structurer son patrimoine à 48 ans : l’exemple de Marc et Sophie »

| La protection : l’autre volet de l’anticipation

L’anticipation ne concerne pas uniquement les placements. Couples non mariés, enfants, patrimoines répartis sur plusieurs pays. Autant de situations qui méritent d’être clarifiées avant le départ, et non après. Car sans cadre clair, une séparation, un décès ou un imprévu familial peut entraîner des conséquences patrimoniales importantes.

Anticiper : combien de temps avant le départ ? 

Idéalement, plusieurs mois avant la date prévue. Pas pour tout régler en une fois, car certaines décisions demandent du temps et d’autres peuvent attendre. Mais parce que certaines démarches ont leurs propres délais, et que découvrir les contraintes à quinze jours du départ ne laisse plus vraiment le choix.

Et si vous êtes déjà parti ? Il n’est pas trop tard. Depuis l’étranger, le champ des possibles est plus restreint, mais il existe encore des marges de manœuvre. 

Pour anticiper au mieux votre départ, prenez le temps de consulter notre guide « Expatriation 2026 : ce que vous devez anticiper avant de partir » pour ne rien oublier.  

 

L’enjeu est d’avoir une organisation patrimoniale cohérente avec la vie que l’on va réellement mener à l’étranger. C’est un sujet qui se travaille, idéalement avec un accompagnement adapté, avant que les contraintes ne s’imposent d’elles-mêmes. Le retour en France, le moment venu, appelle le même travail de fond, et nous accompagnons nos clients à cette étape aussi.

Nous contacter

    Besoin d'un conseil avisé ?


    Vos coordonnés sont uniquement utilisés pour répondre à votre demande. Si toutefois vous souhaitez recevoir la newsletter, n'hésitez pas à cocher la case ci-dessus.
    Vous pourrez à tout moment utiliser le lien de désabonnement intégré dans notre newsletter.
    En savoir plus sur la gestion de vos données et vos droits.

    Attention ! Il est possible que nos mails de retour arrivent dans vos spams. Pensez donc bien à vérifier ce dossier.

    Votre demande a bien été prise en compte. (contact)

    Nous avons bien reçu votre demande de conseil.
    Nous vous recontacterons sous 2 jours pour échanger avec vous sur vos besoins.

    CONTINUER SUR LE SITE

    Abonnez-vous à notre newsletter

      Déjà abonné ? Cliquez-ici.